Roman : La rivière savait… (24)

Publié le par M. P.

(Suite)

A la suite d’une infiltration d’un agent double dans le réseau, la patrouille allemande, armée de ses chiens et de ses fusils avait lynché sa vie sans coup férir!

Le réseau avait été démantelé.

Mamilou, Laurent et Élise n’avaient heureusement pas été tourmentés.

Aux armes citoyens...

Je t’ai vu, pauvre hiver, sombrer pâle et frileux

Tes arbres dénudés, aux mains dardées de givre

Frissonnant sous le joug d’une bise vive et ivre

Emmitouflé dans un épais manteau laiteux

 

Le bruire des oiseaux venu d’on ne sait où

A coloré ta vie, rebaptisée Printemps

Je t’ai vu t’éveiller dans les prés, dans les champs

L’enfance de tes jours dévoile un soleil doux

 

Au bord de la rivière, l’aulne penche son oeil

Sur l’azur qui s’étale, dépeint ton onde bleue

Tes pépites d’argent me transpercent les yeux

Été, vient m’embrasser, m’enlacer de tes feuilles

 

Sur un lit de lichens et de mousse humés

Je t’ai senti frémir sous le soleil couchant

Tes roux trempés de miel, embrasés et touchants

M’ont émue, bel automne, au regard embrumé

 

Chaque enfant de l’année a ses failles et son charme

Le regard de sa mère est brave de tolérance

La nature a doté l’homme d’intelligence

Que ses valeurs humaines soient nos uniques armes.

 

(A suivre)

 

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Publié dans culturels

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