Roman : La rivière savait… (27)
Dans le ciel pâle d’une aube ébouriffée, de gros nuages s’amoncellent et s’étirent vers le nord en suivant le cours de l’eau d’où viennent d’éclore des pépites aux éclats de soleil.
L’immensité du ciel m’inonde de son bleu qui se pose sur mon âme saphir
Mon avenir se dessine en formant les lettres de PAIX sur la rivière qui savait...
Et nous marcherons, pèlerins, en suivant son cours, écoutant l’écho des mots qu’elle nous glisse en sourdine ...
Le secret
Je sens monter en moi l’amour et la tendresse
De ceux qui m’ont portée avec délicatesse
Êtres chers et précieux, sur le chemin de la félicité
Je me nourris de force, de courage et de paix
Dans l’étincellement de l’aurore qui naît
La lune pose sa lumière
Sur le lit calme de la rivière
Qui me berce de sa chanson de nuit
Murmurant des « Je t’aime ! » à l’infini
Son onde translucide animée de pépites
Se précipite
L’aube laiteuse enlace de ses bras cajoleurs
L’immensité d’un ciel qu’elle pare de saphirs
Quand les premiers rayons d’un soleil enjôleur
Allument l’onde claire où les aulnes se mirent
Mon humeur se libère de mon âme froissée
Libérant le secret d’un lourd passé
Un jour nouveau se pose sur ma vie
Et la rivière lui sourit...
Des baisers légers se posent sur mon coeur
Comme des papillons en fleurs
Qui m’effleurent
Et je pleure, je pleure, je pleure...