Une vie au service des autres (1)

Publié le par Des amis

UNE VIE AU SERVICE DES AUTRES

 

PREFACE

 

Les quelques pages que nous avons écrites ne sont que les bribes de propos recueillis sur sa vie.

 

Une vie pleine, intense, riche en événements dans laquelle il s'est donné à fond avec ses convictions, son désir de faire le bien, d'aider les autres.

 

Hélas, sa simplicité, sa modestie l'ont empêché de se raconter. Tout ce qu'il faisait était normal, naturel.....

 

A plusieurs reprises, nous lui avons demandé d'écrire un livre sur sa vie. Chaque fois, il nous répondait « pourquoi faire, cela n'intéresserait personne !

 

Le peu que nous avons pu écrire se sont des bribes de ses « aventures » qu'il nous racontait lorsque au cours d'une visite ou bien d'un repas, se sentant apaisé, il parlait.....

 

A ce moment-là, heureux, il nous racontait un peu de sa vie, puis parfois, il nous parlait en birman retrouvant des mots, des phrases....

 

1

 

Jean est né au sein d'une famille du Pays Basque. Ses parents eurent 5 enfants dont Jean. Il aimait beaucoup son père qu'il perdit très jeune. Sa mère, une femme très croyante, allait chaque jour (matin) à la messe. Pour cela, elle parcourait chaque matin plusieurs kilomètres pour se rendre à l'église. Jean aimait raconter que le souhait de sa maman, aurait été qu'un de ses enfants entre au service de l'église. Sans savoir que ses vœux seraient exaucés et que ce serait lui, Jean, à l'âge adulte, qui aurait la vocation.

Jean n'était pas le meilleur élève de sa classe, d'après ses dires, mais il était quelqu'un de très modeste quant il parlait de lui. Par contre, il avait un fort caractère, et cela n'était pas un vain mot. Quand il avait un but dans la vie, rien, ni personne ne le détournait de son chemin (cela peut être une force, comme un défaut). Il en a payé le prix, même si souvent, cela l'a aidé dans sa vie de Père Blanc en Birmanie.

 

Jean est entré au séminaire avant la dernière guerre mondiale pour de longues études. Lorsque la guerre arrive, il s'est engagé avec un ami, dans la Résistance. Les missions s'enchaînent dans les Pyrénées. Puis, il voulut servir auprès du Général de Gaulle et partir en Angleterre avec son ami. Un malencontreux accident – une jambe cassée – l'a obligé à renoncer à ce voyage. Mais il a continué dans la Résistance entre la France et l'Espagne. Il connaissait bien les pistes et les détours des contrebandiers.

 

Ces nombreux voyages pour la Résistance l'ont amené dans différents endroits pendant la Guerre. Chargé de transporter des fonds pour la Résistance, il fut arrêté à deux reprises et emprisonné, alors qu'il était en Espagne, à quelques kilomètres de la France. Les deux fois, trahi par son passeur qui sournoisement le remit à la « Guardia Civil Espagnole », les fameux (hélas) tricornes de Franco. Enfermé, le hasard voulut qu'il se retrouve dans la même cellule  que la 1ère fois. Ayant gravé son nom sur le mur la 1ère fois, il se dépêcha de gratter son nom pour ne pas être traité de récidiviste. Des dizaines d'années après, il voulut avec un de ses compagnons d'évasion (celui-ci devenu général par la suite) retrouver des gens à l'endroit où il avait été pris par la Police, mais sans succès. Les gens ne voulant ou ne pouvant pas retrouver la mémoire de certaines choses.

En effet, le pont d'Endarlaza célèbre pour être un passage difficile sur la Bidasoa entre un cours d'eau jusque là mitoyen entre deux pays et devenant uniquement espagnol après ce pont.

 

Jean a été décoré de différentes médailles militaires et autres pour ces actes de bravoure dont il a été l'acteur, modeste. Il n'en tirera aucun orgueil, sinon comme une « chose » normale dans sa vie.

 

Plus tard, il deviendra le porte-drapeau des anciens combattants, rôle qu'il tiendra quelques années.

(A SUIVRE)

 

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