Roman : La rivière savait… (48)

Publié le par M. P.

(Suite)

J’avais écrit ce poème pour Salma. Comme un message délivré par son père de l’au-delà :                        

Regarde !

La mort m’a emporté ! Ses ailes de diamant

M’ont conduit jusqu’au ciel vers l’éternel voyage

Dont on ne revient pas ! Mais je suis là pourtant !

Je suis là ! Le sais-tu ? Entends-tu mon message ?

Omniscient ! Près de toi !

Près de vous, je suis là !

Je suis partout vivant dans le cosmos suprême

D’un bonheur sublimé allant jusqu’à l’extrême !

Je voudrais tant te voir sourire

T’entendre rire

Ressens-tu mon apaisement ?

Est-ce que tu l’entends ?

Léger et libre comme le vent qui te caresse

Lumineux comme une goutte d’eau après l’averse

Imprégnée des tons incandescents de l’arc en ciel.

Regarde bien le ciel !

Au milieu des nuages nimbés de lumière

Je suis là, près de ma mère !

Sur chaque fleur de mon jardin, regarde, il y a mes baisers !

Dans les arbres en fleurs, mon souffle est apaisé !

Et dans tes yeux immenses où brille mon amour

Amour inconditionnel

Amour que j’égrène sur chacun de tes jours

Par mes jours éternels !

On s’égare de tout en s’égarant de soi

Dans tes nuits de tristesse, je guiderai tes pas

Dans ton regard immense je cueille ton chagrin

Je t’accompagne sur le chemin

Va ! Et viens marcher sur la route des sages

Écoute mon message

Je fais glisser mes doigts sur un piano géant

Qui joue à fond la vie ici et maintenant

Regarde devant toi, c’est elle qui t’appelle

De l’ombre vers la lumière fleurissent les asphodèles

Là où la pleine lune toise l’eau des marées

Vagabonde avec moi où dansent les oliviers

Mon amour se poursuit au tréfonds de ton âme

Le silence des mots émerge de tes larmes

Et même si la brume descend de la montagne

Entends l’écho du vent chanter dans la campagne,

Murmurant des « Je t’aime ! Je t’aime ! » à l’infini

Regarde bien, tu vois que tout n’est pas fini !

Les lueurs de l’amour rompent l’obscurité

Laissant glisser ta peine pour s’envoler

Dans le murmure d’une eau limpide

Ma présence comblant le vide.

La tristesse t’assaille, je veux la partager

Elle devient belle à en pleurer.

Viens cueillir mes sourires dans le printemps qui naît

Tout recommence, regarde, je suis à tes côtés !

(A suivre)

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Publié dans culturels

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