Roman : "Au cœur de la tempête" (16)

Publié le par M. P.

Roman :
             

Au cœur de la tempête
                                         

                                            Martine POUTOU

16

Les jours suivants, elle n’avait eu de pensées que pour lui. Les jours passaient et son amour grandissait.
Elle avait hâte de le revoir. Elle pensait sans cesse à lui, si bien que les collègues la chahutaient.
Elles la trouvaient souvent rêveuse, la taquinaient gentiment, disant que ça lui allait bien d’être amoureuse.
Elle leur avait ainsi révélé son secret.
Il lui tardait d’en faire autant lorsqu’elle irait à Adé.
Tous, seraient si contents pour elle. On pouvait dire qu’elle était plus qu’amoureuse, car elle l’aimait éperdument ! Lorsque ses grands yeux noirs plongeaient sur elle ce regard profond, elle avait la sensation de se noyer dans une mer de nuages, poussée par une brise délicieuse aux parfums suaves de l’amour. Cette légèreté l’emportait vers des terres inconnues sorties tout droit d’une aquarelle. Quant à son sourire, il l’éclaboussait comme les rayons d’un soleil surgissant des nuées.  
Ses cheveux bruns et ondulés, sa peau mate, son corps musclé, sa démarche virile, son air décontracté, sa façon d’être, son assurance… Elle aimait tout sans exception et sans limite ! Sa présence venait la sécuriser.
Ô, comme elle se sentait bien à ses côtés !
Le weekend de la Saint Sylvestre, Joël s’était arrangé pour ne pas travailler et elle avait pu quitter son poste de bonne heure en début d’après-midi, ne reprenant son service que le lendemain soir pour quatre nuits d’affilée.
Ensuite, elle pourrait rentrer à Adé pour une semaine de congé.
Ils avaient projeté de passer le réveillon dans une cidrerie basque près de Saint-Sébastien.
Joël avait réservé une chambre dans un hôtel de la ville.
C’était une idée merveilleuse !
En quittant la cidrerie, le temps était froid et sec, contrastant avec la chaleur humaine et l’ambiance régnante qui réchauffaient amplement l’atmosphère.
Elle découvrait une autre façon de vivre.
Les espagnols, venus nombreux pour fêter la nouvelle année, s’étaient déplacés en famille, entre amis ou entre copains.
Ils furent pris dans une nuée de gens de tous âges qui parlaient fort, vite, mêlant le geste à la parole.
Cette foule en liesse riait, dansait, trinquant à 2011.
Heureux d’être là tous ensemble, sans se soucier du temps qui passe. Tous ces gens se laissaient porter vers demain.
Joël et Candice les observaient, médusés, Joël entourant sa douce de ses bras forts et musclés, ses caresses rendant son être vulnérable, totalement euphorique.
La nuit s’annonçait merveilleusement belle.
Cet amour la comblait de bonheur !
Joël était éblouissant !
Mise à part une fine cicatrice sous le cerne droit, rien ne laissait paraître le traumatisme passé.
Dans ces petits bistrots pleins à craquer, la foule débordait jusqu’au dehors et la musique trop forte résonnait de vos pieds jusqu’à la racine de vos cheveux.



 

(A SUIVRE)

 

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