A Franck

Publié le par J. C.

Adieu Franck.

Stupeur ! Incrédulité ! Effroi ! Anéantissement !
Telles furent, dès samedi matin, toutes les réactions
à l'annonce de ta mort, accidentelle, Frank.
Sur le terrain que tu foulas de nombreuses années durant,
comme joueur puis, ces dernières saisons, en tant qu'entraîneur,
ta vie s'est arrêtée, brutalement, aussi stupidement
que le sont la plupart des accidents de la vie quotidienne.
Une double inattention de quelques secondes et, irrémédiablement,
à jamais, le fil, bien fragile nous ne le savons que trop, ton fil s'estrompu,
en pleine force de l'âge et donc pour toi, les tiens bien trop précocement.
Autant dire que tu laisses une famille endeuillée, éprouvée, désemparée,
deux enfants encore bien jeunes et à qui leur papa, affectueux, manquera,
la grande famille rugbistique adéenne cruellement effondrée, abasourdie,
tes nombreux amis profondément atteints, touchés par ta disparition...
Très lourde sera également ta perte pour l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées
puisque tu contribuais professionnellement, avec succès, à son développement.
Sur le stade du club que tu chérissais tant, tu venais de recommencer,
avec tes amis, l'entraînement en vue de la prochaine saison de rugby...
comme le week-end dernier tu avais pris toute ta part à la réussite de la bodéga.
Ta personnalité, tes analyses, ta vision résolument optimiste de l'avenir,
ton amitié, ta gentillesse, ta disponibilité nous manqueront dorénavant.
Ne m'avais-tu pas, il y a trois jours, immédiatement comme à l'accoutumée,
avec ta perspicacité et compétence habituelles, signalé un oubli, important,
dans l'article que nous envisagions, au nom de l'U. S. Adé, de publier ?
Ton départ, si prématuré, apparaît à tout un chacun  bien injuste
et l'épreuve, pour beaucoup, sera naturellement bien pénible et bien lourde
à supporter au vu de ces tragiques et douloureuses circonstances.
A ta femme, tes enfants, ta famille, tous tes proches
nous adressons nos plus sincères condoléances.
Mais que sont des mots devant une si dramatique réalité, une telle fatalité ?
Présent dans nos mémoires tu resteras.
 

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Publié dans sportifs

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