Les hirondelles
Elles viennent de partir ces demoiselles grises
Vers un autre pays, sous des cieux plus cléments
Elles se sont rassemblées, elles ont fui à leur guise
Pour retrouver ailleurs un éternel printemps.
Les enfants, intrigués, assistent à leur départ
Les yeux écarquillés, dirigés tout là-haut
Et l'on peut lire alors dans chacun des regards
Ou une grande joie ou la peur des oiseaux.
Mais pour moi, la vision de cette sarabande
C'est l'approche du froid, l'envolée du soleil
Et pour d'autres, hélas, c'est une main qui tremble
Le cœur endolori, attendant le réveil.
Nous voudrions aussi un jour avoir des ailes
Et voguer au-dessus d'horizons infinis
Trouver un de ces coins où tout le monde s'aime
Avec tous les oiseaux profiter de la vie.