Etre ou ne pas naître...
Qui cachait sous de fines mèches ondulées
Ce regard mystérieux de ces pensées secrètes
Que seul un père aimant a le droit d'approcher.
Petite sauvageonne aux grands yeux en amande
Emplissant ce visage pâle, souvent boudeur
Je t'ai rêvée cent fois sans que tu viennes au monde
J'ai fait le deuil de toi qui reste dans mon cœur.
Mais qui es-tu alors, toi qui n'est qu'un doux rêve
Ma petite caline que je n'ai pas portée ?
Et pourtant je te parle, je te vois, tu te lèves
Dans un demi-sourire, tu m'envoies un baiser.
Dans sa robe de smocks au bleu couleur du ciel
Il me semble revoir cette enfant que j'étais
Elle est là, contre moi, petite puce frêle
Et par les temps qui courent, laissons-la où elle est.