Etre ou ne pas naître...

Publié le par M. P.

Je me souviens de toi, la timide fillette

Qui cachait sous de fines mèches ondulées

Ce regard mystérieux de ces pensées secrètes

Que seul un père aimant a le droit d'approcher.

 

Petite sauvageonne aux grands yeux en amande

Emplissant ce visage pâle, souvent boudeur

Je t'ai rêvée cent fois sans que tu viennes au monde

J'ai fait le deuil de toi qui reste dans mon cœur.

 

Mais qui es-tu alors, toi qui n'est qu'un doux rêve

Ma petite caline que je n'ai pas portée ?

Et pourtant je te parle, je te vois, tu te lèves

Dans un demi-sourire, tu m'envoies un baiser.

 

Dans sa robe de smocks au bleu couleur du ciel

Il me semble revoir cette enfant que j'étais

Elle est là, contre moi, petite puce frêle

Et par les temps qui courent, laissons-la où elle est.

 

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Publié dans poétiques

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