"Face à la crise"
Hier soir, Monsieur le Président de la République
a essayé, avant tout, de rassurer ses compatriotes
et tenté, également, de répondre à leurs grandes inquiétudes.
Après tous les mécontentements qui s'expriment, ici et là,
il se devait non seulement de parler mais aussi, surtout,
de donner, aurait dit un ancien syndicaliste, « du grain à moudre ».
A-t-il vraiment réussi ? Sa mission n'était-elle pas impossible ?
De très nombreux téléspectateurs seront restés en effet sceptiques...
Face à cette crise, mondiale certes, qu'il a qualifié, lui même, de crise
« la plus grave depuis un siècle », plus grave donc que celle de 1929,
« son » plan de relance sera-t-il suffisant pour répondre justement
à cette « réalité incontournable » dont souffre, depuis déjà longtemps,
les salariés, les chômeurs, les exclus ? Qui peut absolument le croire
dès lors, comme l'avait annoncé préalablement le Premier Ministre,
que le « cap est gardé », que les mêmes « réformes » se poursuivront
même si, dans les mots, il a promis le dialogue aux partenaires sociaux
et a critiqué, sans se soucier naturellement de ses propres contradictions,
quelques excès du système qu'il préconisait depuis son élection ?
Que nous réserve l'avenir dans ces conditions ?