Printemps bigourdan

Publié le par M. P.

                   

Les arbres du verger semblent tristes et malades

Leur sève déversant des larmes comme du miel

Les haies de forsythias fleurissent jaune fade

Le printemps veut éclore mais manque de soleil.

De boue sèche et de paille l’hirondelle s’installe

Pour protéger son nid des vents et des gelées

S’inquiétant pour ses œufs elle se donne du mal

Le construisant solide en attendant l’été.

L’amas de feuilles sèches des maïs effeuillés

Va servir de litières aux chattes bientôt mères

Les poules veulent pondre, d’autres restent à couver

Elles gloussent ou picorent du blé et quelques vers.

L’aurore naît plus tôt, le crépuscule traîne

La neige fond plus vite et les gelées s’espacent

Inondant chaque pré, enivrant bois et chênes

Imposant aux ruisseaux les remous d’une valse.

Le soleil et la pluie viennent à tour de rôle

Exposer leurs tableaux aux couleurs arc-en-ciel

Ou j’ouvre ma chemise ou je ferme mon col

Pour leurs saute d’humeurs ils n’ont pas leur pareil.

J’emprunte le chemin, j’admire le décor

Et profite d’un jour où le soleil rayonne

Pour savourer la vie dans ces moments si forts

Où sa métamorphose à chaque fois m’étonne.

     
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Publié dans poétiques

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