Au temps d'Henri IV
Le meurtre d'hier soir a eu lieu au château de Pau.
Le bon roi Henri aurait été peiné de voir ces atrocités devant sa porte... et pourtant, Dieu sait s'il y en avait, des meurtres, des rackets, des vols à la roulotte, des viols en 1572 !
Peut-être même que Jeanne d'Albret aurait eu une attaque cardiaque en apprenant la nouvelle, et, ainsi, ne serait-elle pas morte d'une pleurésie le 9 juin de cette année-là.
Sur le front du malheureux, étaient dessinées des croix, à l'aide d'une lame affûtée probablement.
En ces temps-là, on tuait et on s'entretuait pour Dieu. Ça nous ramène hélas aux évènements du 11 septembre, à New York, avec l'Islam intégriste, et sa barbarie ; on pense aussi à l'Irlande et ses déchirures intestines, tout droit sorties du XVIe siècle.
Le massacre de la saint Barthélemy fut l'occasion d'un déchaînement de violence sanguinaire, et il fallut l'union pacificatrice d'Henri, le protestant, avec Marguerite de Valois, la catholique, pour dompter toute cette sauvagerie ambiante.
Qui sait si ce meurtre n'est pas dû à une peine de cœur ?
Du temps d'Henri IV, une épouse jalouse aurait pu tuer son époux ainsi. Les mœurs étaient dissolues et la chronique scandaleuse.
Aujourd'hui, cet homme est ailleurs, il ne fait plus partie d'ici-bas, et laisse peut-être de la famille pour le pleurer... Ses proches, ses descendants voudront reconstituer la trame de cet acte barbare, trouver des explications à l'inexplicable, des raisons à l'irraisonnable...
Si Grégoire XIII pouvait réapparaître afin d'apporter à ce paria, une bénédiction papale, digne de tout être humain ! Ainsi soit-il !