Trop vite fanés...

Publié le par M. P.


Jolis mois de mai, trop vite fanés

Jamais ne me lassent. A regret ! 

Mélancolie du temps qui passe

Avec mon passé qui s'efface

En emportant mes doux printemps

Les premiers de ma vie d'enfant

Où je cueillais des pâquerettes

Chapeau de paille sur ma tête.

Les suivants respiraient le vent

Dans les champs frais et verdoyants

D'où je poussais la chansonnette

Des ritournelles plein la tête

Que je ressassais sans arrêt

Sans qu'elles ne me lassent jamais.

Ma jeunesse au temps du muguet

Nous attirait vers les sentiers...

Et si mon pas s'est fait plus lent

C'est que je n'ai plus vingt ans.

La jeunesse comme le muguet

Doit se cueillir en temps donné.

Et ma vie qui passe, s'efface

Sans que jamais elle ne me lasse.

Viendra-t-elle un jour saturer

L'envie de cueillir le muguet ?   

 

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Publié dans poétiques

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