A mon père
Aux premières lueurs de l'été
A l'heure où la rosée se pose
Où le soleil pointe son nez
Dans ton berceau tu te reposes.
Baptisé du nom de Moïse
Eduqué dans la vie chrétienne
Tu grandis près de l'église
Dans ton village de Mayenne.
Ton bonheur commençait à peine
Lorsque mourut ta Bien-aimée
Te laissant seul et dans la peine
D'élever tes trois mouflets.
Tu te recrées une famille
Tu travailles pour la patrie
Tu ne vois pas marier tes filles
Et ton fils vit à Paris .
Tu perds peu à peu tes racines
Tu occultes tes sentiments
Mais ta souffrance s'enracine
Et ton cœur n'est que tourment.
Aux premières lueurs d'été
A l'heure où la rosée se pose
Où le soleil pointe son nez
C'est mon Père qui se repose.
Peu importe où est sa terre
Il est près de nous chaque instant
Son âme plane dans les airs
Et son bonheur est permanent.
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