Parenthèse

Publié le par M. G.


Ce pèlerinage, je comptais bien le faire !


D'une manière ou d'une autre ! Coûte que coûte !

Avec mes amis, ma femme, ma famille, ma troupe, mes collègues, mes voisins...

Traverser la péninsule ibérique, puis la mer, puis les pays du Maghreb, puis enfin l'Afrique noire : DAKAR !

Cette idée était née d'un enchantement, provoqué par un rire cristallin, au fond d'une salle. Un rire, que, seuls les africains savent créer.

On aurait dit une cascade de diamants,

une pluie d'étoiles filantes,

le trésor d'un vieux pirate au fond des mers !

J'attendrais... Le temps qu'il faudrait... paisiblement, mais de façon déterminée, têtue, obstinée. Il y aurait Jean-B et S, Joël et B, Thierry et Fl, Fr et Lulu, J et J, l'inspecteur, « le Maire », le NOPS et Termite avec Chef déco,  etc... Il y aurait un journal de voyage, établi en bonne et due forme.

La ville nous prêterait, pour l'occasion, une quinzaine de 2 CV CITROEN, avec le plein de carburant au départ. Nous serions associés au journal local, pour relater au quotidien nos péripéties et nos vicissitudes.

Une chaîne de relations humaines se créerait au sein du groupe, afin de pouvoir avancer, progresser, passer les obstacles.

De fil en aiguille,  étape par étape, nous parviendrions à atteindre... notre Graal !

Bien sûr, le temps parfois serait très long,

long comme une traversée de tunnel qui n'en finit pas,

long comme le tic tac d'une pendule un après midi d'été vers 15 heures.

Bien sûr, il y aurait des froncements de sourcils indignés,

des idées parfois noires,

des grelottements, mais pas seulement !

Il y aurait aussi des moments « zen »,

de rêveries évaporées,

de progression dans une certaine maturité.

Il y aurait des instants d'initiation,

de sagesse et de réflexion sur son propre destin,

comme peut nous en fournir la philosophie...

On laisserait de côté : les croûtes enneigées des Pyrénées,

les silences amers,

les airs froids et les angoisses minables...

On verrait au détour d'un chemin des chats écarlates,

le soleil qui chauffe les pierres,

la beauté de l'arrière pays,

le plaisir d'un bon repas pris en petite communauté après une journée exténuante, harassante.

Quelle belle parenthèse ! Avec des surprises à tout bout de champs.

Mais pour pouvoir découvrir cet univers, il me faudrait la clé... l'attente du retour de P.C. notre animateur... le lutin.... l'enchanteur... Reviendrait-il de sa retraite volontaire, de son isolement mortifère ?


Tout l'aréopage serait suspendu à sa décision de revenir parmi nous, après une longue et fructueuse réflexion sur lui-même, comme le font tous les grands de ce monde.

 

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Publié dans culturels

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