« Chicago blues »
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Vu tout dernièrement lors d'une soirée culturelle :
· une exposition de peinture de Patrick Ehret ;
· puis, une pièce de théâtre, jouée par la troupe des Brouches de Bagnères de Bigorre.
La pièce « Chicago blues » de Guy Foissy, mise en scène par Natalia Beigbeder, nous a transportés dans un univers de réflexion philosophique. En cela, elle tranchait car nous sortions de l’univers des comédies populaires. Pour ce qui concerne le scénario, Il s’agissait d’une rencontre, dans un jardin public, entre 3 personnages de caractères très différents :
- Agnès, la brune, la gentille nunuche dont les propos fleurent le bon sens (on pense à certains rôles d’Anémone) ;
- Joan, la révolutionnaire jusqu’au-boutiste aux cheveux d’or, un moulin à paroles dans la contestation de notre société ;
- et Monsieur Mouche, musicien et poète mais sans abri. Une sorte de Charlot des temps modernes.
Joan va enrôler de force, pistolet à la main, ses deux compères, pour faire de l’agitation en version surréaliste. C’est du Kafka ou du Ionesco. L’humour permettant, à ce grave sujet, d’être traité en comédie légère et sautillante.
En conclusion, je reprendrai les sages propos de Natalia Beigbeder, la metteuse en scène bagnéraise, tenus après le spectacle :
- «Je dirige de manière parfois un peu autoritaire mes acteurs, pour respecter le message que je veux faire passer, tout en leur laissant une latitude dans leur personnalité. »