Couleurs d'automne
Par ses ocres fragiles la nature est en deuil
Roussie par les nuits fraîches et la pâleur du jour
Elle enterre l’été d’un fouissement de feuilles
Tout fane, tout se meurt, tout décline alentours.
La lune délavée me rend mélancolique
Le soleil lumineux a perdu son éclat
Les hirondelles ont fui ce passage à trépas
Qui dégage un parfum plutôt neurasthénique.
L’automne de nos vies nous condamne à muter
Dessinant chaque fois quelques rajouts de rides
J’ai tant de choses à vivre, à voir et à goûter
Vieillir n’atteindra pas mon état impavide.
La plénitude émane de la beauté des choses
Qui réchauffe nos cœurs d’une lumière vive
De ce rayonnement dont l’automne nous prive
Les orangés, les fauves estompent l’air morose.
De la pluie au soleil les couleurs s’accentuent
Partons sur les chemins où mon cœur se délasse
A l’instar de van Gogh ces tons chauds, melliflus
Sont l’œuvre d’un artiste sans doute plein de grâce.
Publicité