De l'action économique et sociale... (1/2)
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La principale richesse d'une société est sa population.
En effet, en toutes circonstances, chaque personne peut être occupée utilement.
Cela va de l'acquisition[1] et du transfert[2] de
connaissances, aux travaux manuels et divers d'intérêt public[3] en passant par la recherche, et la production de biens et de services.
Ainsi le premier devoir des responsables politiques et économiques est d'assurer le plein emploi, ou la pleine occupation, de qualité à l’ensemble des
catégories de personnes.
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Le principal moyen d'action économique et sociale, infiniment plus puissant que tous les autres, est la monnaie.
Durant des siècles, le droit de création monétaire fut le principal privilège « régalien » des chefs d'État, qu'ils soient héréditaires ou élus.
Ils bâtèrent des pièces, puis ils imprimèrent des billets échangeables contre une certaine quantité d'or ou d'argent.
L’or manquant, Nixon a supprimé la convertibilité du dollar en or en 1971.
Depuis lors, les Banques centrales créent leur monnaie avec pour seule garantie leur bon vouloir et la caution du peuple qui l’utilise.
Elles peuvent en créer à l'infini mais, plus il y a de monnaie moins elle a de valeur réelle.
Etant
complètement virtuelles, par nature, les monnaies actuelles ne peuvent pas être considérées comme des réserves de prévoyance. Ce ne sont que des clefs
de partage de la richesse existante.
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Qui devraient gérer les monnaies ? Qui les gèrent ?
La gestion de la monnaie consiste à la créer quand il y en a besoin, la détruire quand elle est excédentaire, et à en réguler le cours par
rapport aux monnaies étrangères pour équilibrer la balance commerciale, en jouant sur le taux d'intérêt de base, sans freiner l'économie.
En démocratie un tel pouvoir ne peut revenir qu’aux représentants du peuple. Car il conditionne l'emploi, les orientations structurelles
(économie durable ou prédatrice) économique, et le partage des richesses.
Durant les 30 glorieuses, quand les recettes de l’Etat étaient insuffisantes pour satisfaire des besoins sociaux, économiques et même militaires cruciaux, les
responsables politiques créaient la monnaie nécessaire. Cela dépréciait la monnaie de 7 à 10 % par an. ( + de 10% sous VGE avec des pointes à 15% sous Barre et Mitterrand I
)
Malheureusement
Le lobby de la finance a persuadé l'ensemble de nos représentants politiques, qu'ils
étaient incapables de gérer la monnaie, car ils faisaient trop fonctionner la planche à billets et endettaient l’Etat. C’est pourquoi nos élus s’en sont
totalement dessaisi au profit de la Banque de France.
Le philosophe Patrick Vivret, alors conseiller du gouvernement Jospin, à la question « Quand votre gouvernement reprendra-il le pouvoir
monétaire ? » m’a répondu comme s’il s’agissait d’une évidence « Vous savez bien, cher Monsieur, que les politiques sont incapables de gérer la
monnaie ! ».
Depuis le début des années 80 le « pouvoir monétaire » de la France est passé rapidement de l'État à la
finance privée. Ce qui c’est traduit par :
La croissance systématique de l'endettement de la France ( 20 % du PIB en 1980)
depuis qu'il a été
transféré aux Banques centrales (B d F puis B C E). Il va atteindre 84 % du PIB en 2010
Seul Michel Rocard a reconnu qu'il s'était lourdement trompé en transférant les derniers pouvoirs monétaires de l'État à la Banque de
France
Un système monétaire aux mains de la finance
privée
L’adoption du système de création de monnaie provisoire par les emprunts du seul secteur privé dans l’Euroland. (La monnaie créée lors des emprunts est détruite lors de leur
remboursement)
Ce système est foncièrement mauvais car, systématiquement, il gonfle les bulles et aggrave les crises.
Contrairement à la création de monnaie permanente par l’Etat, en fonction des besoins de l’économie, de l’emploi et du partage équitable, il crée la monnaie en
fonction des intérêts de la finance, qui sont très loin de correspondre à ceux de la société.