De la subjectivité... médiatique
Objectivité… subjectivité… des médias.
De l’une à l’autre, il n’y a qu’un pas… un tout petit pas…
qu’il faudrait, en tant que journalistes professionnels,
savoir, pour l’honneur de la profession, se garder de franchir…
du moins, le plus possible car, évidemment, au quotidien
le risque est constant et donc facile d’y tomber, de s’y complaire.
Avec plaisir, dégustation pour ceux qui, tendanciellement,
n’hésitent vraiment pas trop à abuser de leur pouvoir !
A partir de commentaires entendus cette dernière semaine
dans l’effervescence de ce qui constitue une grande arène,
« nous allons le montrer », aurait dit Jean de La Fontaine.
En ce premier dimanche d’octobre -3 octobre 2010-, au Brésil,
s’est déroulé le premier tour des élections présidentielles.
Dlima Rousseff, la candidate du président sortant, Lula,
bien que quasi inconnue de beaucoup il y a encore six mois,
a obtenu 46,5% des voix contre 32,7% pour José Serra,
social-démocrate, et 19,5% pour Marina Silva, écologiste.
Beau score en démocratie ! Mais non, que faut-il en retenir ?
Qu’elle n’a pas réussi, comme le laissait prévoir les sondages,
à éviter de repasser devant les urnes le 31 octobre prochain !
Effectivement, c’est une façon d’interpréter ces résultats !
Supposons maintenant, qu’en France, en 2012, un candidat
à la future élection présidentielle réalise, au premier tour, ce score.
Que nous assénerait-on ? Et supposons, encore, que ce soit,
justement, le président sortant, pouvant, lui, se représenter,
qui obtienne, toujours malgré les sondages, un tel pourcentage.
Les commentateurs experts estimeraient-ils ce « gros » score
comme un réel succès ou comme malgré tout un échec relatif ?
Poser une telle question, c’est, d’évidence aujourd’hui, y répondre.
En tout, la juste part des choses s’impose… ou s’imposerait !