Dépression

Publié le par M. P.

 

 

 

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                   Dépression

 

Quand le plancher sablonneux de l’océan

Eteint les mailles incandescentes

De son filet géant

Les yeux des requins hantent

Les nuits écorchées d’un ciel

Vêtu d’un linceul pestilentiel

Alors la lune engloutie dans la brume

Baigne sa solitude d’angoisse et d’amertume

Comment ne pas souffrir mon ange

De voir ton coeur sombrer dans cette fosse étrange

D’où s’évaporent des pensées nauséeuses

Vertigineuses

Venues d’îles désertes qui ne font pas rêver

Perte d’identité

Odeur de mort où les vautours

Rôdent sur les sillons de ta peau. Mon amour

Je veux prendre ta douleur

Et voir renaître ta vie en fleur

Divorcer du chagrin, jumeau de la tristesse

Insoutenable détresse

Misère de l’âme

Qui se trame

Sous la toile du désespoir

De ce ciel lourd et noir

D’une nuit sans aurore qui épelle l’impossible

L’incompréhensible

Flottant  à la dérive

Sur des émotions vives

Et des sanglots de vagues

Qui divaguent

Vers l’impensable déraison

De la dépression.


 

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Publié dans poétiques

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