Dépression
Poème précédent : Un été à
Séville
Dépression
Quand le plancher sablonneux de l’océan
Eteint les mailles incandescentes
De son filet géant
Les yeux des requins hantent
Vêtu d’un linceul pestilentiel
Alors la lune engloutie dans la brume
Baigne sa solitude d’angoisse et d’amertume
Comment ne pas souffrir mon ange
De voir ton coeur sombrer dans cette fosse étrange
D’où s’évaporent des pensées nauséeuses
Vertigineuses
Venues d’îles désertes qui ne font pas rêver
Perte d’identité
Odeur de mort où les vautours
Rôdent sur les sillons de ta peau. Mon amour
Je veux prendre ta douleur
Et voir renaître ta vie en fleur
Divorcer du chagrin, jumeau de la tristesse
Insoutenable détresse
Misère de l’âme
Qui se trame
Sous la toile du désespoir
De ce ciel lourd et noir
D’une nuit sans aurore qui épelle l’impossible
L’incompréhensible
Flottant à la dérive
Sur des émotions vives
Et des sanglots de vagues
Qui divaguent
Vers l’impensable déraison
De la dépression.