J'avais 20 ans... (2)

Publié le par M. G.

 

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   J’avais 20 ans ; adieu à John LENNON.

En 62, il y avait des centaines de groupes sur le marché et, pourtant, ils allaient tout rafler avec leur « She loves you, yeah, yeah, yeah ! », leurs tons de prolos, leurs vestes bien serrées, leur fichu toupet et les pulsations de leurs rocks endiablés. Et, en 63, cela allait être la « Beatlemania ». de « Love me do » à « I want to hold your hand » en passant par « Let it be ». Le 8 décembre 80, Lennon est abattu par un administrateur dément, tard le soir. Le chanteur avait 40 ans.

Dans ses faits et gestes, on peut retenir qu’il renvoie sa médaille de « Member of the order of the british empire » en signe de protestation contre l’aide anglaise, au Nigeria, pour écraser la rébellion biafraise et pour protester aussi contre la guerre du Vietnam, comme Bob Dylan outre Atlantique. « Revolver, « Abbey road » deviennent les symboles d’une nouvelle contestation.

En 1970, Lennon se retire dans la solitude. Il a rencontré l’envoûtante Yoko, habite New York et chante moins.  Puis, en été 80, à la surprise générale, il enregistre un nouvel album.

 

            J’avais 20 ans ; c’est l’éclosion de NINA HAGEN, chanteuse d’opéra punk. Elle est en passe de devenir la plus grande star allemande depuis Marlene Dietrich, en étant espiègle et grotesque, superbe et dégénérée, géniale et scandaleuse.

Son histoire commence en 76, quand elle débarque à 20 ans de Berlin Est, cet autre côté du mur qui nous intrigue tant. Le rock et le rythme en blues se côtoient dans un expressionnisme délirant.

Qui ne reconnaîtrait cette petite fille au maquillage outrancier, à la chevelure hirsute flamboyante et aux tenues les plus extravagantes ? Avec une cape noire, des gants de caoutchouc roses, son collant en mousse extensible, un slip en dentelle par-dessus le tout, Nina aime chanter de façon obscène. Sa voix est capable de passer du suraigu aux grognements les plus rauques, et quand on l’entend pour la première fois, on est sidéré par son aspect brutal et agressif.  Mais en même temps, on ne peut qu’admirer le parfait contrôle de ses extravagances vocales. Elle se roule par terre, s’agite, hurlant des textes qui prônent la défense de la drogue contre l’alcoolisme ou des femmes contre l’oppression masculine.

 

            J’avais 20 ans ; allez les verts ! En coupe d’Europe de football, Saint-Etienne bat Hambourg, au Volksparkstadion 5-0. Buts de Michel PLATINI (2), Jean-François LARIOS, Jacques ZIMAKO et Hartwig contre son camp.Coéquipier, Laurent PAGANELLI, actuel commentateur sur Canal plus, laisse éclater sa joie. A l’époque, la France avait perdu 4-1 contre l’Allemagne et Münchengladbach avait battu les verts 4-1 un an plus tôt. C’était enfin le temps de la revanche…

 

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Publié dans culturels

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