LA FOLIE SGANARELLE

Publié le par M. G.

 

 

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                                  LA FOLIE SGANARELLE 

 

 

 

 

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Il me vient l’idée, après avoir vu un spectacle, le 28 février 2012, au Parvis, d’inventer un dialogue entre le personnage fictif  Sganarelle, de Molière et Claude Buchvald, metteur en scène :

Sganarelle : « Claude, ma chère Claude, pourquoi, comment, quand, pour qui as-tu décidé de me mettre en scène ?

- Tu as toujours été joué par Molière.  «La folie Sganarelle » est écrite d’après « L’amour médecin », « Le mariage forcé » et « La jalousie du barbouillé », 3 farces, qui se répondent pour former un triptyque au tempo frénétique. J’explore ainsi le champ de l’écriture théâtrale et poétique avec le souci constant de l’art de l’oralité et de l’espace. J’écris pour les professeurs de français, les collégiens qui ont Molière au programme et pour tous les amoureux de la langue. Comment ? C’est le secret  mystère de la création.


- Oui, mais …

- J’aime cette langue jubilatoire très active. Il y a une sorte de survoltage. Je prends l’essence des fables et je travaille directement avec. Le décor bouge en même temps que les pièces. On n’a pas l’impression de changer, pour autant. Les acteurs y sont prodigieux.


- Une comédienne (Stéphanie Schwartzbrod ) a eu des problèmes de voix tout au long de la pièce. La pauvre…

- C’est vrai, mais ça n’a pas perturbé le rendu global de la pièce, avec un Claude Merlin extraordinaire dans ton rôle. J’ai pris du plaisir à mélanger le XVIIe siècle et aujourd’hui, à certains moments, pour amener le rire. J’ai entendu le public du Parvis réagir et profiter énormément. Pour moi, le pari fut gagné.


- Les docteurs, tu ne les aimes pas ?

- En fait, je m’en prends à  plein de gens à travers les docteurs : tous les charlatans autour de nous qui essaient de nous « enturbanner » à longueur d’année : certains politiciens, les gourous de tous ordres, les conseillers de tous poils…


- Je me trouve avare et possessif avec ma fille.

- En effet, c’est le propos de la 1e fable : l’amour médecin. Tu es veuf et berné au final. Elle parviendra, aidée subtilement, par ton futur gendre à se marier sous ton nez, tu n’y verras que du feu !


- Je veux épouser cette belle et jeune fille puis, quand je me rends compte que ça ne se passera pas bien pour moi, tu ne me laisses pas l’occasion de changer d’avis .

- Ce n’est pas moi, mais Molière qui en décide ainsi. Ça t’apprendra à réfléchir la prochaine fois et à être plus lucide, moins égoïste ! Tu es fiancé bafoué puis époux trompé.


- Je finis ridicule dans ma vie d’époux, pourquoi ?

Bien, parce que tu me sers d’exemple pour des tas de gens qui ne soupçonneraient pas que ça existe ; je veux qu’on te voie ainsi, maltraité, ridiculisé, affaibli, pour avoir voulu abuser en profitant de ton âge, ta richesse, ton pouvoir de ta femme auparavant. Malgré tout, tu as un serviteur, Champagne, qui te suit et qui fait le lien entre les 3 pièces, de façon astucieusement poétique. C’est moi qui l’ai développé en pensant au jeune garçon que Molière lui-même avait pris sous son aile.


 

 

 

                                    

 

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