La météo et le climat

Publié le par J. C.

 

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Comment un fait d’hiver, après communication, devient une histoire de neige,
un épisode neigeux à rebondissements… en Ile de France !
Avec un peu d’avance sur le calendrier, mercredi dernier, dans la journée,
la neige est tombée, aussi, mais en abondance, sur la région parisienne.
Il s’en est suivi une « pagaille » routière monstre en soirée, toute la nuit
à tel point que certains automobilistes n’ont pu rentrer chez eux,
que des milliers de personnes ont rencontré d’énormes difficultés
et que d’autres sont restées, prudemment, dormir sur leurs lieux de travail !
Mais, suite au grand tollé général qui s’en est suivi dès le lendemain matin,
au vif sentiment d’indignation, aux critiques visant certains services publics,
les autorités gouvernementales nous ont offerts, elles, quelques dérapages,
quelques passages de portes (ouvertes) aussi grotesques qu’inconvenants.
Pour commencer, le ministre de l’intérieur a tenté de minimiser cette réalité
avant que, de l’étranger, le Premier ministre, ne désigne le « responsable » !
Météo France ! Leurs prévisions, affirmait-il, n’ayant pas été, cette fois,
à la hauteur du phénomène, les services concernés ne pouvaient être,
de bonne foi, rendu responsables de cette calamité routière… surprise !
Pourquoi vouloir à tout prix chercher un « responsable » qui, de surcroît,
en l’occurrence, avait annoncé, la veille, toutes ces chutes de neige ?
A trop vouloir se justifier, se dédouaner, on finit par s’enfoncer davantage !
Au secours ! Et, pour arrêter cette polémique, le Secrétaire d’état aux Transports,
dans la foulée, a pris des initiatives pour que cela ne se reproduise plus !
Qui ne sait que c’est aussi, par ses « caprices », que la nature se manifeste ?


Pendant ce temps, à Cancun (Mexique), se tenait le sommet sur le climat
dont l’objectif était de prolonger le protocole de Kyoto après 2012.
Un an après l’échec « retentissant » de Copenhague, l’accord adopté,
par les 194 pays qui y participaient, est surtout un accord d’intentions,
sans de réels engagements concrets malgré les satisfactions exprimées
par de nombreux participants dont la ministre de l’écologie de la France.
« …On a transformé l’essai. Ce n’est pas un accord à minima. » (La Dépêche).
Ici encore, pourquoi ne pas, simplement, présenter cet accord, ce compromis,
tel qu’il doit être lu, compris, interprété… avec toutes ses insuffisances ?
Vis-à-vis du peuple que l’on représente, ne serait-ce pas le minimum ?
 

La météo c'est ce à quoi on s'attend,
le climat c'est ce que nous obtenons. (Robert Heinlein)

 

 

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