Les affres de l’hiver

Publié le par M. P.

 

 

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         Les affres de l’hiver

Savez-vous ces humeurs aux brumes tamisées
Essaimant leurs pépites de cristal aiguisé
Humeur maussade ébouriffée de gris
Epousant la nostalgie
Harcelant ma chair
A l’aube de l’hiver
Aux ecchymoses
Mauves et moroses
Piquantes
Persistantes. 
Comment s’inscrire dans cette frénésie cyanosée
D’une brise turbulente et névrosée
Sourde et vidée de toute humanité
Toutes traces humaines gommées ?
Luttes vaines à la froidure
Mâtinée de rongeüre
Lande cristalline
Ondée de lueurs sibyllines
Dans ta magnificence
Lactescence d’essences
Aux cristaux de poussières cosmiques
Effet de miroir mirifique
Je sens la fin
L’hiver est assassin
Balayeur de l’automne ivre
Mes pensées jonchées sur le givre
Voleur de marchands blatiers
Soleils frileux aux rayons amputés
O douleur
Je sais la froideur
Dans ma chair engourdie
Son venin à mon corps transi.
Je vois sombrer la terre
Aux affres de l’hiver.
Arbres arachnéens aux ailes torturées
Paralysées
Regards impuissants et rebelles
Accrochés aux neiges éternelles
De ma solitude
A ma finitude
Focalisée aux barbelés du temps
Le diktat de l’hiver nous consumant
L’honnêteté notable
C’est l’aveu de l’impensable
Décomposition
Suppression.
Quand la chaleur d’un crépuscule endimanché
Fera place au vent glacial de mes pensées
J’irai glisser du couchant jusqu’en bas
Dans un dernier haïku pour toi.
Seras-tu dans cet ailleurs
Succulent de douceur
Où tous les possibles dansent tous les folklores
Aux couleurs indéfinissables encore et encore ?
A l’écart du monde primitif
Mon espace de paix sera définitif.

      

        

 

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Publié dans poétiques

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M
les affres , certes , mais peut-on dire ces derniers temps que l'hiver est si rigoureux que ça? A suivre...
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