Les amants
Poème précédent : A cœur ouvert
Les amants
A l’heure où la lune flotte et danse sur l’eau
La mer froisse son lit de soie lisse et moirée
Et leurs corps se connectent sans même dire un mot
Ils s’attirent, s’étirent, se laissant chavirer.
Dans un élan mutuel qui s’adresse à l’intime
Suprême tentation vers cet envol sublime
Étreinte manifeste aux ailes de velours
Le souffle chaud du vent renforce leur amour.
Réveillant les parfums, le bruissement de l’onde
Les caresses nocturnes divaguent et les inondent
Sur un goût de bonheur et de légèreté
Au-delà du réel, les amants sont comblés.
Fontaine intarissable, attirée par ta source
Sous le chant des cigales le soir à la grande ourse
J’en appelle à l’amour, cet abandon de soi
Ce don offert à l’autre m’emplit de ses émois.