Ode à la nature

Publié le par M. P.

 

 

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                 Ode à la nature

 

Terres arables de nos ancêtres

Foulées de leurs socques de hêtre

Terres fertiles et vallonnées

Labourées, semées, piétinées

Ardemment à la sueur du front

Champs de blé, de maïs, féconds

Sillons de vignes, ceps tortueux

Tout respire l’âme des aïeux

Les foins des chaleurs accablantes

Les vaches rousses, noires, attachantes

Chères pâtures ombragées de chênes

Effet de baume sur mes peines

Oasis de paix, de verdure

Inondée de calme, d’air pur

Magnifiée d’un cocktail offert

D’un luminescent camaïeu de verts

Grège de jade, velours mousseux

Chlorophylle, anis doucereux

Taffetas de tons chatoyants

Sapindacées d’arômes entêtants.

Des sous-bois je scrutais l’éclat du ciel d’été

Les oiseaux mélodieux dans une alacrité

Captivés par le jeu des cristaux de lumière

Piaillaient allégrement dans l’air frais salutaire

A l’ombre d’un passé aux histoires contées

« Avé » l’accent du sud le soir à la veillée.

Maintes fois cet écrin de verdure arpenté

Pérégriner dans l’herbe, pieds-nus, et s’y vautrer.

O forces telluriques prodigues d’un élixir

Ma soif inextinguible n’en saura pas faillir

Quand la sève au printemps reprend sa course folle

Et qu’à la nuit tombée s’allument les lucioles

Quand le chien, sentinelle, ailé comme l’oiseau

S’invite à un cluquet ou s’abreuve au ruisseau

Dans les eaux hyalines sous un ciel aconit

Scintille puis disparaît un vif ballet de truites.

Je remonte le temps aux souvenirs d’enfance

Mon cœur à fleur de peau de beauté à outrance

Se laisse ensorceler comblé à satiété

Par la scénographie d’un spectacle d’été

Quand le soleil caresse la cime des montagnes

On voit les blés rougir sur la verte campagne

Mon âme, belle de nuit, se trouble en un chaos

La flammée du couchant me revient en écho.

Sur les sols en jachère où l’automne frileux

Tamise la lumière perdant un peu de bleu

Mon émoi cyanosé teinté de nostalgie

M’envoie des reflets cuivre, et la rouille rougie

Se perd dans les ramures, poussières d’un autre temps

La période gélive attendra le printemps

Pour me voir rêvasser dans ce luxe fortuit

Enfouie dans la douceur d’un lieu qui me séduit.

Cette approche intimiste où flottent des « je t’aime »

Aux senteurs et couleurs empruntées à l’extrême

Fait naître par ces vers une ode à la nature

Empreinte de nos aïeux, léguée à l’état pur.

                                                            

 

   

 

  

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Publié dans poétiques

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M
encore une catastrophe avec le navire pétrolier en Bretagne qui déverse ses hydrocarbures dans l'océan...Ode à la nature !
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