Regards philosophiques (75)

Publié le par G-L. P. / J. C.

 

 

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Thème :

« Peut-on dire,

quand on veut on peut ?» 

  

7

 

  Débat (suite) :

   

  Second poème de Florence :     

 

Haut le cœur


Lorsqu’un haut le cœur entraîne le fil du destin
Overdose d’incertitude ou de lignes préétablies
Lorsque le bicarbonate ne peut plus couvrir la page
Écrite bien avant l’heure par un dieu atypique
Je jette aux orties tous les vieux aphorismes
Pour creuser plus profond au sommet du désespoir
Entre deux sanglots une source a jailli
Fontaine de jouvence d’un hasard maîtrisé
Ma vie tu m’as joué beaucoup de tours
Je ferai l’apologie de tes signaux vagues
Lorsque tu savais si bien parler à mon instinct
Je n’ai pas pu suivre tes conseils imprudents
Liée que j’étais par des fous raisonnables
Maintenant que je suis libre de choisir ton chemin
Je n’entends plus ta voix que le vent disperse
Ma vie, reviens me parler de terres sidérées
D’étoile pâlissante, de trou dans la chaussure
Que je souffle sur les braises du grand feu de camp
Qui brûle quelque part dans la zone interdite

 

Que voulait Diogène, alors qu’Alexandre était prêt à lui donner tout ce qu’il aurait voulu ? Il voulait qu’Alexandre s’ôte de son soleil. Il nous disait ainsi que nos désirs nous aveuglent, nous asservissent, qu’ils détruisent notre liberté, liberté d’être, liberté de choisir. Pouvoir dire non est un acte positif.  Cela reste un point primordial de la philosophie : ne vouloir que ce qu’on l’on veut, par soi, refuser que notre main soit guidée vers des objets de désir. Refuser qu’on nous mette le projecteur, qu’on nous inflige pour une idéologie, une croyance, l’objet d’un  vouloir. Ce que je ne veux pas vaut peut-être plus que ce j’aurais pu vouloir.
Enfin avec cette phrase, « Quand on veut, on peut » qui est, à la fois « enfoncer une porte ouverte », et un non-sens, on a dû faire avancer bien des ânes ; ce qui pose « la grande question philosophique » liée à ce sujet et que se posait l’ânier: est-ce l’âne qui fait avancer la carotte ou la carotte qui fait avancer l’âne ?

 

 

Des citations à la volée au cours du débat : 

« Les circonstances ? Quelles circonstances ? Je suis les circonstances. »(Napoléon)

« Celui qui déplace une montagne commence par déplacer des petites pierres. » (Confucius)

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » (Marc Twain)

 

 

(FIN du thème)

 

 

Avec l'aimable autorisation des animateurs, 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafes-philo.org/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 

 

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