Témoignages (11)

Publié le par M. G.

 

 

 

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Franck, merci de bien vouloir accepter de répondre aux questions du blog « Regardsadéens » ; nos lecteurs voudraient en savoir un peu plus sur ta passion pour le vélo :


  Comment es-tu venu au vélo ?

Né en 1964 , j’ai reçu mon premier vélo Manufrance jaune en 1976, mes sorties initiales et d’initiation, je les ai faites avec des copains de la cité des cèdres, à Aureilhan. Je montais, avec entrain, les côtes de Sarrouilles, Boulin ou encore Laslades. Mon père aurait préféré que je joue au rugby, mais je n’avais pas vraiment le physique. 


  Quand et comment es-tu venu à la compétition ?

C’était en 1980 ; j’étais cadet au club de l’ASC d’Aureilhan. A ce moment-là, ma mère m’avait offert un nouveau vélo Peugeot gris. J’ai été classé, plusieurs fois, dans les 10 premiers, dans ma 1e année. En 2e année, j’ai gagné une fois une course au sprint ; remise de bouquet, joie personnelle. Je courais contre des gars des Cigognes de Soues, d’Andrest ou autres Tarbais. La saison de 1982, je n’ai eu que, au mieux,  des places de deuxième. On pouvait m’appeler pour l’occasion, Poupou. J’étais en définitive, plutôt rouleur sprinteur que grimpeur.


  Quelle était ta préparation ?

Durant l’hiver, je faisais du footing et du vélo pour attaquer la saison en mars, frais et dispo. La saison se terminait en septembre, avec une coupure en juillet et août ; j’en profitais pour faire un job à Riscle, dans un supermarché.


  Que conseillerais-tu aux jeunes ?

Mes maîtres mots sont :

-      le travail,

-       le sérieux

-      et l’humilité.

 Il faut s’entraîner, bosser dur, pour être le meilleur. Il faut une bonne hygiène de vie –sommeil, alimentation. En dehors des courses, il faut être humain et généreux, ne pas « choper la grosse tête ». J’ai fait du vélo de compétition jusqu’à l’âge de 32 ans ; puis, après une coupure de 5 ans, j’ai repris la petite reine jusqu’à 43 ans !


  Quelle est ta position sur le dopage ?

Je suis contre, bien-entendu. Personnellement, je n’y ai jamais touché. Aujourd’hui, il existe des produits ultra puissants qui font vraiment la différence. J’assimile leur usage à de la triche.


  Quel est ton grand regret ?

J’aurais voulu, de tout mon cœur, entraîner un club  de cyclistes, mais, ça n’a pas pu se faire. Les portes ne s’ouvrent pas toujours au bon moment.

 

  Parle-nous, Franck, de ton amitié avec Daniel Mangeas, le blond commentateur officiel du Tour à chaque étape.

J’étais passionné par le cyclisme, je dévorais les  magazines « Miroirs du cyclisme », et la légende des coureurs du Tour. Ce qui fait que, petit à petit, ma culture, dans le domaine, s’est accrue.

Lors d’une arrivée d’étape, j’ai participé à un quizz, avec Daniel Mangeas (DM) , au micro ; j’ai remporté le concours haut la main ; quelques mois plus tard, idem pour le Tour de l’Avenir, je reproduis un « sans fautes » au cours duquel, DM m’ayant vu venir, m’avait présenté des questions plus difficiles. Grâce à ces épreuves, une amitié, teintée de reconnaissance et de respect mutuel, est née entre nous ; il m’a dit, en plaisantant : « Près de Lourdes, la sainte vierge a du t’aider ! ». Il m’a proposé de suivre une étape du tour, en voiture et je continue encore à ce jour à y participer , à ses côtés.  


  D’où vient ton admiration pour Bernard Hinault, surnommé « le blaireau » et réputé pour son mauvais caractère ?

Je trouvais que Bernard Hinault n’était pas « fait comme les autres ». Il avait du caractère, mais pas mauvais caractère. On l’appelait le blaireau car, comme l’animal, il ne lâchait pas sa proie. Les objectifs d’Hinault devaient être atteints et il le faisait, en général, royalement. Beaucoup de panache et de superbe, un beau champion. Ses ennemis qui l’avaient critiqué étaient Giuseppe Saronni et Michel Laurent. 

 

  Et aujourd’hui, Franck, quels sont tes loisirs ?

L’an dernier, grâce à A.D.E., j’ai profité du voyage en bus au Pays Basque et j’ai passé un bon moment, avec le repas à la cidrerie, la visite de Fontarrabie et Bayonne. Au quotidien, je m’occupe de ma fille, 13 ans et de ma mère. Pour les 50 ans d’un ami, l’an dernier, je me suis déguisé en… cycliste. Vous l’auriez deviné ?

J’aime le cinéma et je fais parfois des sketches entre amis pour des occasions.

 


 

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M
"entre les 2 tours....le Tour !"<br /> A vous de décrypter cette énigme!
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