Un été à Séville

Publié le par M. P.

 

 

 

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                 Un été à Séville

 

 

 

Le vent frivole

Frôle les robes volantées qui volent

Vol au vent follet

Léger

Généreuse nuit

Nuitée réjouie

Jouit de la pleine lune

Lune de miel qui lune

Une allée d’orangers

J’ai cru rêver !

Vers le Guadalquivir

Virent les cœurs à s’éblouir

Ouïr les airs de guitare

« Artiste flamenco, bonsoir  

Aranjuez, mon amour ! »

Ourlant les yeux de velours

Lourds du chagrin d’une andalouse

Jalouse

Jalousie qui la fait pleurer

Leurrée d’avoir trop aimé

Mais la musique dense

Danse en cadence

Ensemble au rythme des claquettes

Quêtent le son des castagnettes

« Êtes-vous sortie de l’arène

Reine d’un soir de traîne

Énième mise à mort du taureau

Joselito

Toréer n’est pas un jeu

Je n’aime pas le feu

Faisons grâce à la paix

Pèlerin d’un été

Un été à Séville

Ville ornée de mantilles

Illuminée par nos regards émerveillés

Veillés par la douce pensée

Évidente que déjà son printemps

Tendra bientôt ses bras vers nous irréfragablement.


 

 

  

 

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Publié dans poétiques

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