Film : Hippocrate
« HIPPOCRATE » et son serment, me font entrer dans le secteur de la médecine ; c’est du cinéma.
En réfléchissant bien, à part « Docteur HOUSE » ou « Urgences » à la télé, je n’ai pas souvent l’opportunité de pénétrer dans ce monde fermé de l’Hôpital… hôpital français, dans le cas présent. Petit aparté : la définition dans le petit Robert dit ceci : « établissement public, payant ou gratuit, qui reçoit, ou traite pendant un temps limité, les malades, les blessés et les femmes en couches. »
Au travers de sujets bien choisis, comme le cas du décès d’un « sans domicile fixe » ou bien l’autre cas d’une mamie usée, fatiguée par la maladie, Thomas LILTI, le metteur en scène du film touche du doigt et me montre les limites du fonctionnement de nos hôpitaux de l’hexagone. La faute au manque de moyens matériels, humains, d’investissements, de lits… avec les notions récentes de… rentabilité !!!! Oui, vous avez bien lu : « rentabilité » ; notion économique habituellement utilisée pour les entreprises industrielles et qu’on vient appliquer à la définition précédemment citée.
Les acteurs sont formidables, à commencer par Vincent LACOSTE dans le rôle de l’interne débutant, fils du médecin-chef. Vincent Lacoste est crédible dans sa faiblesse affichée (jeune âge) et sa rébellion finale (ras-le-bol bien compréhensible).
Les scènes de réjouissance et de convivialité du personnel hospitalier effacent à peine les souffrances de la journée. Une phrase totem est dite : « Docteur, ce n’est pas un métier comme un autre, c’est… à part, c’est une… MALEDICTION ». Le mot a le mérite d’être dit.
L’interne de médecine étranger, joué par l’excellent Reda KATEB, apporte un supplément d’âme à cet univers aseptisé.
De façon générale, ce qui ressort du propos du film, c’est qu’on doit couvrir les erreurs humaines, conséquences du manque de moyens, par inéluctabilité !!! C’est quand même grave, non , Docteur ? Ce film nous fait découvrir la réalité des couloirs blancs, des blouses tachées, des appareils ECG (électrocardiogrammes) déficients… Clichés, quand vous nous tenez !
Hippocrate, et ta science, où es tu ? Reviens, nous avons tous besoin de toi, vite…
