Les Pipelettes (25)

Publié le par B. B. / J. S.

 

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Lendemain de réveillon (25)

 


Claudine : Alors, comment vas tu?

Arlette : Je te dis pas, j’ai mal aux cheveux, de la racine jusqu’aux pointes.  J’ai l’impression d’avoir un tambour dans la tête. Je vais me contenter d’un bouillon aujourd’hui parce que mon estomac a besoin de repos. Et puis des nuits mouvementées comme celle-ci, on n’a plus vraiment l’habitude… Mais toi, tu as réussi à  dormir un peu ?

Claudine : Tu parles, dès que je me suis couchée, ça tanguait tellement que j’ai cru être à bord du Titanic pendant le naufrage.

Arlette : Il faut dire que nous avons mis la dose cette année pour le réveillon du nouvel an. Heureusement que nous sommes rentrées à pied de la salle des fêtes, parce que, en cas de contrôle par la maréchaussée, nous aurions été bonnes pour la cellule de dégrisement.

Claudine : En attendant qu’est-ce qu’on s’est régalées… Le traiteur avait réalisé des merveilles : coquilles St Jacques, foie frais aux figues,  omelette norvégienne…

Arlette : Mais surtout qu’est ce qu’on s’est poilées.

Claudine : Avec tout ce que tu as mangé, j’ai cru que tu ne pourrais pas danser.

Arlette : Moi, pas danser, avec le DJ qu’ils avaient choisi ? Tu plaisantes : BONNIE M.,  ABBA. Que des tubes des années 80 ! Moi, avec cette musique là, je pète le feu…

Claudine : Ca, tout le monde l’a vu, t’as surtout pété une chaise en montant sur la table. T’étais déchaînée. 

Arlette : Ah, ça te va bien de me faire des remarques. Tu t’ais pas vue, toi. Sur le coup de minuit, tu sautais sur tous les genoux des hommes pour leur souhaiter la bonne année. Tu en bavais de plaisir. Tu les serrais si fort que j’ai même cru que tu allais finir par en étouffer un.

Claudine : Moi qu’est ce que tu veux quand je souhaite les vœux, j’y mets du cœur.

Arlette : Oui, ça se voit. Et la bataille de cotillons, là tu as fait fort : tu visais constamment le garde champêtre. S’il n’a pas compris qu’il te plaisait c’est qu’il est idiot. Quelle discrétion …

Claudine : Pour la discrétion, tu repasseras pour me donner des leçons. Toi quand tu as bu le champagne à la russe et que tu as cassé les verres, heureusement que le maire t’as arrêté. Sinon, tout le service y passait. Il ne faudrait tout de même pas qu’on ait des histoires après tout ça.

Arlette : Bof, t’en fais pas, ils étaient tous un peu éméchés comme nous, ils auront tôt fait d’oublier. Et puis avec nous au moins, ils savent qu’ils ne risquent pas de s’ennuyer pour le réveillon.

Claudine : Ah, ça pour mettre l’ambiance ils commencent à nous connaître… !

 

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M
<br /> Même que le chanteur de Boney M est décédé cette semaine...C'était aussi un sacré danseur!<br /> <br /> <br />
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