Hommage à Ludo
En guise d'hommage au jeune Ludo
qui, à 34 ans, vient de quitter les siens.
Ludo,
Un jour tu m’as dis que dans ma vie j’avais manqué d’ambition par contre aujourd’hui je vais faire preuve d’audace pour te dire quelques mots avant que tu ne quittes l’une de tes maisons. Le plus dur c’est que cette dernière discussion soit un monologue.
Les discussions que nous avons eu, souvent accompagnées de convivialité, où l’on confrontait nos idées vont me manquer car pour aussi âpre que soit la joute verbale à la fin fusaient des éclats de rire qui en disaient long sur notre connivence.
Après ton stage de formation tu as travaillé dans plusieurs entreprises où tu as été apprécié et notamment à l’hôpital DUCOING où tu as été soigné et l’on a pu voir la manière dont ils t’ont rendu ta gentillesse et le professionnalisme dont tu avais fait preuve au cours de ton passage dans cet établissement et ce, des brancardiers tes copains au Docteur référant sans oublier les autres membres du personnel à qui nous adressons nos plus vifs remerciements ainsi qu’au réseau Arcade et Rabaud.
Malgré ton jeune âge et le peu de temps que nous avons pu vivre ensemble tu as su montrer que tu avais un sacré savoir vivre et de grandes qualités d’esprit et de cœur.
Tous les jours, malgré la douleur physique et morale, tu avais un moment pour tes neveux, ta sœur, ta mère et tous les tiens où tu pensais à leur avenir, au manque, à la peine que ton départ allait occasionner et à essayer de trouver un moyen sinon d’y remédier du moins de tenter de minimiser cela.
Auprès de toi j’ai eu la confirmation qu’avec amour et sincérité, de simples mots, de simples gestes, pouvaient provoquer des réactions de bienfaits insoupçonnables. Quand tu avais tes crises de mal au dos et que je te massais, te voir fermer les yeux de bien être et t’entendre ronronner comme un petit chaton me donnait l’impression moi le simple commun des mortels d’avoir le pouvoir de soulager tes souffrances.
La vie n’a pas été tendre pour toi et Sophie c’est vrai mais elle vous a permis de vivre, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pendant quelques mois en parfaite et complète osmose et tes derniers mots ont été pour elle.
Dans ton malheur tu nous as honorés en nous demandant de finir ta vie à ADE et d’y être enterré auprès de Mamie Rose. Tu vas reposer entre les grands-parents de ta femme, Jean-Marie à gauche et Rose à ta droite, qui je n’en doute pas un seul instant, t’accueilleront avec amour et te protégeront comme tu le mérites.
Ton nom comme tu l’as souhaité et vu en photo figure sur la stèle.
FISTON : 2 choses positives dans la journée c’est que ce soir je pourrais me permettre de t’appeler FILS dans mes pensées et c’est la délivrance de ne plus te voir souffrir à cause des transferts.
Maintenant je vais simplement te souhaiter au nom de tous : BONNE ROUTE.