Regards philosophiques (37)

Publié le par G-L. P.

 

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Philosopher aujourd'hui...

 

Philosopher dans la cité, est-ce toujours philosopher ?


Au célèbre avertissement « Que nul n’entre ici, s’il n’est géomètre ! », on peut préférer une philosophie ouverte comme celle du jardin, celle d’Épicure. Qui ? Si ce n’est, ceux qui vivent « la cité », autrement dit, ceux qui sont au plus près des réalités, ceux qui prennent chaque jour, le métro, le train, qui vont à la crèche, qui vont « au boulot » ; qui ? si ce ne sont ceux qui affrontent au quotidien les difficultés de la vie, qui sont les interlocuteurs les mieux placés pour nous parler de philosophie sans être dans une autre époque ? Les cafés-philo sont le « nouveau jardin », jardin ouvert à une philosophie en prise direct avec notre époque. De ce fait philosopher sans ceux qui font la cité, inverse la question : serait-ce encore philosopher ?

 

La place de la philosophie est-elle ailleurs que dans la cité ?


On a souvent entendu dire que « La philosophie était descendue de l’Olympe ». Traduit dans notre époque cela nous dit que la philosophie est autre qu’académique, autre que chez les auteurs, classiques, modernes, autre que les propos même intéressants des philosophes écrivains médiatisés, que les profs, même si on leur rend hommage. De fait nous savons que si les cafés-philo ont pris vie, c’est souvent grâce à des professeurs de philo ; ce qui nous permet de rendre hommage à Marc Sautet, qui avait dû lire cette phrase de Schopenhauer parlant de Fichte : « l’enseignement prodigué aux autres ne laisse pas le temps de s’instr

uire ». Un corps n’est vivant que si l’ensemble participe à son processus de vie. Ce sera peut-être un tournant dans l’histoire de la philosophie, que d’avoir réussi à faire pénétrer la philosophie, la réflexion philosophique au-delà de ce qu’on avait connu. Ceux qui aborderont le thème plus sociétal nous expliqueront sûrement pourquoi en cette époque se développe cette demande de philosophie.

Au cours de ces deux dernières décennies, la philosophie a également trouvé sa place sur Internet. On y trouve le meilleur, et le moins bon. C’est là tout un sujet de débat en soi. Pour rester dans le domaine des cafés-philo, cela a permis à certains d’entre eux d’avoir une vitrine, et de mettre en ligne les restitutions des débats, ce qui laissera la trace de ce que peuvent penser en un temps, en un lieu, des personnes non classées « philosophes » sur des sujets les plus variés.

Situer la philosophie exclusivement comme académique, universitaire, professorale, ou d’édition, serait lui couper les ailes, transformer la colombe en volaille.

 

Extraits d'une contribution

aux tables rondes de "Philocité"

lors des journées mondiales de la philo

en novembre dernier à l'Unesco.

 



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Publié dans culturels

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G
<br /> Merci jean de cette publication;<br /> Bon courage à toute l'équipe.<br /> Continuez à phosphorer, à renouveller les neurones.<br /> Amitiés<br /> <br /> <br />
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