Tendre élégie

Publié le par M. P.

Je te vois dans la mer âme cyclothymique

Faisant rimer les vagues en ondes poétiques

Toujours imprévisible, surprenant, palpitant

Et dont le ciel te dicte les sept couleurs du temps.

 

Quand ta nature souffre de propos viciés

Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.

 

Toi comme le soleil qui s’éteint dans la nuit

Comme une orange mûre ton couchant me séduit

Et lorsque tu t’effaces le manque fanfaronne

Les couleurs de l’été prennent des tons d’automne.

 

Quand ta nature souffre de propos viciés

Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.

 

Tu reflètes la lande mi-ombre, mi-lumière

Baigné de pins, de mousse et de hautes fougères

Secret, mystérieux, si sensible et sauvage

Accueillant, protecteur sous tes précieux ombrages.

 

Quand ta nature souffre de propos viciés

Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.

 

Toi arbre enraciné, noueux, fort mais fragile

Je puise dans tes yeux des étendues fertiles

Tes regards familiers trahissent tes mystères

Tu n’es pas infaillible aux humeurs de la terre.

 

Quand ta nature souffre de propos viciés

Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.

 

Etranger familier, promeneur solitaire

Arpente les chemins ancestraux de la terre

Respire l’air marin au rythme des marées

Ecoute la berceuse des ondes bigarées.



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Publié dans poétiques

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M
<br /> quand la puissance des mots se met en marche...<br /> <br /> <br />
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