Tendre élégie
Je te vois dans la mer âme cyclothymique
Faisant rimer les vagues en ondes poétiques
Toujours imprévisible, surprenant, palpitant
Et dont le ciel te dicte les sept couleurs du temps.
Quand ta nature souffre de propos viciés
Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.
Toi comme le soleil qui s’éteint dans la nuit
Comme une orange mûre ton couchant me séduit
Et lorsque tu t’effaces le manque fanfaronne
Les couleurs de l’été prennent des tons d’automne.
Quand ta nature souffre de propos viciés
Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.
Tu reflètes la lande mi-ombre, mi-lumière
Baigné de pins, de mousse et de hautes fougères
Secret, mystérieux, si sensible et sauvage
Accueillant, protecteur sous tes précieux ombrages.
Quand ta nature souffre de propos viciés
Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.
Toi arbre enraciné, noueux, fort mais fragile
Je puise dans tes yeux des étendues fertiles
Tes regards familiers trahissent tes mystères
Tu n’es pas infaillible aux humeurs de la terre.
Quand ta nature souffre de propos viciés
Mon cœur éploré saigne dans l’enclume d’acier.
Etranger familier, promeneur solitaire
Arpente les chemins ancestraux de la terre
Respire l’air marin au rythme des marées
Ecoute la berceuse des ondes bigarées.