Le bruit du « cirque »…
Et voilà… une fois de plus… il suffit d’une petite phrase (« dévérouiller les 35 heures… ») pour que le tapage médiatique soit relancé… sans pour cela apporter, sur le fond, d’éléments réellement nouveaux pour faire avancer le débat.
Hélas, ces petites phrases, étudiées, destinées avant tout aux médias, sont chaque fois des pièges… et pour tous.
Pour l’auteur ! Pitoyable, en effet, est l’utilisation d’un tel artifice pour essayer de faire parler de soi, d’exister médiatiquement ! De plus, ici, le politique qui se veut « de gauche », ne défend pas mais au contraire remet en cause un des derniers grands acquis du monde ouvrier ! L’économie au service de l’Homme ou l’inverse ? Est-ce vraiment cela faire de la politique ?
Pour les médias ! Avec le même empressement, la même force répétitive, la même et incroyable unanimité, ils concourent, sans retenir les leçons précédentes, à ces péripéties futiles, ridicules, trompeuses puisqu’elles demeureront sans effets réels, concrets malgré les apparences des discussions, des affrontements polémiques et en raison des illusions entretenues, du « spectacle » donné. Est-ce vraiment cela donner de l’analyse informative ?
Pour les auditeurs, les téléspectateurs ! A l’occasion de ces types de déferlement, les considère-t-on suffisamment adultes, aptes à se forger eux-mêmes un point de vue et donc citoyens responsables ? Tout ce « bruit » qui peut effectivement réussir à distraire, amuser la galerie, faire diversion (se retrouvent quasiment hors actualité la crise et ses terribles effets), fera-t-il avancer, efficacement, le « schmilblic » ? Qui peut le croire ?